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 Exposé d'économie: la concurrence parfaite ou imparfaite

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Popo-l'hippopo

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MessageSujet: Exposé d'économie: la concurrence parfaite ou imparfaite   Mer 6 Déc - 20:19

De la même maniére il manque une partie... mais je fais confiance à Céline pour completer rapidement.Une concurrence parfaite ou imparfaite ?
I/ Présentation de la concurrence pure et parfaite :

II/ Le marché imparfait et ses conséquences :
A/Présentation de deux modèles de référence en concurrence imparfaite : le monopole et le duopole
La concurrence imparfaite désigne un ensemble de modèles obtenus en abandonnant une ou plusieurs hypothèses du marché de la concurrence pure et parfaite.
Cela suppose qu’au moins un des agents n’a pas le comportement preneur de prix de la concurrence parfaite
Cette concurrence imparfaite garde une forme d’organisation centralisée similaire à celle de la concurrence parfaite mais le centre n’est plus le commissaire-priseur bénévole.
 Cette approche est une approche d’équilibre partiel (pour les néo classiques, c’est un aveu de faiblesse)
Ce modèle à pour première caractéristique d’être plus réaliste que celui de la concurrence parfaite, tout en perdant du coté de la perfection.
Deux modèles de référence en concurrence imparfaite existent : il s’agit de la concurrence monopoliste puis ceux du duopole.
Le modèle du monopole :
On dit qu’une entreprise est en situation de monopole quand elle est la seule à offrir le bien, elle peut donc proposer son prix (car elle contrôle l’offre de ce bien) cependant cela ne suffit pas à déterminer celui-ci car le monopole ne connaît pas le niveau de la demande.
Le modèle de monopole retient une solution très proche de la CPP pour déterminer le niveau de demande, en supposant que l’unique entreprise effectue la plupart des tâches du commissaire priseur (afficher le prix du bien qu’elle offre, collecter les demandes à ce prix…) les autres agents se comportent alors en « preneur de prix » comme dans la situation de CPP.
Le monopole propose donc un prix pour le bien qu’il offre, le reste de l’économie se comporte en théorie comme dans le cas de la CPP c’est-à-dire en preneur de prix. Le problème résulte dans le choix de ce prix, lequel lui permettra d’obtenir un profit maximum. Ce problème est insoluble sauf dans le cas très particulier où le monopole sait quel sera son profit pour chacun des prix qu’il affiche. Cette situation parait peu réaliste dans la mesure où cela supposerait que le monopole en connaît plus que le commissaire priseur.
 La concurrence :
Jusqu'à présent, que l’entreprise en situation de monopole fait son choix en fonction uniquement de la demande, ce choix est peu rationnel, l’entreprise ne peut ignorer la présence de produit substituable au sien (ainsi quand elle augment son prix de vente, une partie de la demande va se reporter sur ses autres biens) Prendre en compte tous les substituts d’un bien revient à adopter un point de vue d’ équilibre général, quelques théoriciens (dont Gabzsewicz et Vial en 1972) ont cherchés à construire des modèles de concurrence monopoliste général mais vu les problèmes rencontrés on renoncés.
(Évaluation de la fonction demande, conjoncture sur les comportements des autres et en particulier sur ceux proposant des substituts, et enfin prendre en compte les effets retours de leur choix –une hausse de salaire peut se traduire par une hausse de la demande des biens qu’elle produit)
Théoriciens préfèrent donc se replier sur un équilibre partiel.

Le modèle du duopole :
Suppose qu’il existe deux entreprises qui produisent le même bien. Comme dans le cas du monopole ces entreprises n’ont pas le comportement « preneur de prix » de la CPP, mais alors que le monopole assume les tâches du commissaire priseur, le duopole ne peut plus jouer ce rôle dans la mesure où il y a ici deux agents actifs aux intérêts différents.
Une des présentations habituelle est celle du modèle de Carnot :
Forme d’organisation est très proche de celle de la CPP, tous les agents font des offres et des demandes à un commissaire priseur qui propose des prix. Le duopole est censé connaître la fonction de la demande du reste de l’économie, les deux entreprises en formulant leur prix n’ignorent qu’une seule chose : l’offre des autres. Elles doivent donc prendre leur décision en anticipant la demande de l’autre, mais également en en anticipant la manière dont l’autre va réagir à leur propre offre on parle ici de conjoncture des entreprises du duopole.
Avec la conjoncture dite « à la Carnot » chaque entreprise raisonne comme un monopole en ne considérant que la demande résiduelle à laquelle elle s’attend (Demande totale – Demande de l’autre = Demande résiduelle)
Pour qu’il y est équilibre il faut donc que l’entreprise du duopole prévoie correctement l’offre de l’autre. Il n’y a pourtant aucune raison pour qu’il en soit ainsi puisque chacune ignore tout de l’autre, autrement dit si y a équilibre c’est le fait du hasard ! La probabilité pour qu’il y ait équilibre est presque nulle.
 La Seule justification bien faible il est vrai consiste à dire que les agents prévoient correctement, mais tous à fait par hasard le choix de l’autre.


B/Les Obstacles à une concurrence parfaite :

Pour que le marché fonctionne à l’avantage des consommateurs il faut que la concurrence y règne soit pure et parfaite : c'est-à-dire qu’un grand nombre d’entreprise produisent le même bien, une information complète des consommateurs pour guider rationnellement leur décision d’achat et enfin la possibilité pour une firme donnée d’entrer sur un marché (ou d’en sortir) facilement et sans coûts trop importants. Une des difficultés rencontrées par le professeur de micro économie lorsqu’il présente la théorie de la CPP est de l’illustrer par un exemple concret remplissant l’ensemble des conditions précédentes.
[Théorie des Jeux : introduite par Neumann et Morgenstern en 1945 à permit à la théorie de la concurrence imparfaite de prendre un essor considérable. Ces deux économistes étudient de façon abstraite le processus de décision interactifs, mettant en scène des agents de décision conscients de l’interdépendance de leurs stratégies individuelles.]
Les 4 hypothèses qui caractérisent l’état de concurrence pure et parfaite constituent le point de départ des théories qui tentent d’expliquer le fonctionnement des marchés en concurrence imparfaite : les imperfections résultent de la violation de l’une de ces 4 hypothèses de départ.
Chacune de ces imperfections ont donnés lieu à des développements théoriques multiples, et nous allons essayer de vous les présenter de manière simple :


• La libre entrée des agents sur le marché : Elle permet aux nouveaux producteurs d’apparaître (dés lors que la
production d’une donnée se révèle intéressante) ou à l’inverse ou de permettre à des producteurs de cesser une activité qui se révélerait insuffisamment rentable.
Grâce à cette liberté d’entrée et de sortie, les prix pratiqués attirent ou repoussent les investissements, et la production s’adapte aux évolutions de la demande, sans qu’un producteur puisse bénéficier d’un surprofit pendant une longue période, ou à l’inverse soit enfermé dans une activité insuffisamment productive.
Néanmoins il suffit d’observer la réalité pour se rendre compte que nous sommes bien éloigné de ce modèle de CPP. Michaël Porter dans Choix stratégiques et concurrence (ed Economica 1982) mentionne cinq obstacles à cette libre entrée dans une activité économique :
- L’existence d’économie d’échelle : c'est-à-dire le fait que lorsque la production d’une firme augmente, ses coûts unitaires diminuent. Pour être compétitif, le nouvel entrant doit donc parvenir à produire et à vendre d’emblée au moins autant que ses concurrents déjà installés, ce qui est un défi assez important. Ou à défaut d’accepter de vendre à perte jusqu’à ce qu’il parvienne à produire autant que les autres. Quand ces derniers, connaissent cette réalité, ils ont intérêt au contraire à augmenter leur production : leur coût unitaire de production se réduisant, ils pourront baisser leurs prix et ainsi empêcher l’apparition de ce nouveau concurrent. Ex : Ford ou Renault, quel nouveau concurrent pourrait, d’emblée parvenir à vendre 2 à 3 millions de véhicules par an, taille minimale pour que les économies d’échelle permettent de pratiquer des prix analogues aux producteurs en place ?
- Les besoins de capitaux : Pour produire, il faut investir. Une part de plus en plus importante de l’investissement réside dans le lancement publicitaire ou la formation du personnel. En cas d’échec on peut éventuellement revendre les machines achetées pour produire, mais les investissements commerciaux sont perdus. Ainsi le pris d’entrée sur un marché dominé par une demi douzaine de firme est très coûteux et dangereux : pour parvenir à se faire connaître des consommateurs il faut investir des sommes colossales dans la publicité.
- L’accès aux circuits de distribution : actuellement les grandes surfaces sont le mode principal pour atteindre le consommateur, un nouveau venu doit parvenir à s’y faire référencer au moins dans certaines d’entre elles. A défaut il doit mettre en place son propre réseau de distribution qui augmentera encore le montant d’investissement de départ et augmentera le risque encouru.
- La différenciation du produit : les acheteurs sont habitués à une marque à laquelle ils sont fidèles (persuadés à tort ou à raison que c’est le meilleur qualité/prix) Cette fidélité résulte d’une action commerciale longue et coûteuse (publicité, constance de la qualité, service après vente…) Parvenir à briser ce lien est long, coûteux et incertain.
- Les désavantages du coûts indépendants de l’échelle de production : Existence de brevets (qui restreint l’accès aux technologies performantes) réduction de coûts liés à l’expérience (ex du journaliste)

De plus il existe deux situations qui encore une fois ne permettent pas la libre entrée des agents sur le marché : le monopole de fait qui résulte d’une situation où la propriété de certaines ressources demeure concentrée dans les mains d’un petit nombre d’opérateurs (ex : eaux minérales, tableaux de maîtres, bijoux anciens, collection de timbres rares…)
On peut également citer le cas du monopole naturel qui correspond à une situation où le volume total produit après l’entrée peut être si grand qu’il conduit à une diminution du prix de vente ne permettant plus la couverture des coûts fixes.

Ainsi nombreux sont les obstacles qui mènent à cette concurrence parfaite d’autant plus qu’ils existent également des obstacles à la sortie : les firmes de pétrole du Nord on bravement continué à extraire du pétrole bien que ce soit à perte entre 1985 et 199 (Les coûts passés (recherche, forage, matériel, formation du personnel…) auraient engendrés un déficit plus lourd si la production avait du s’arrêter).
Il faut donc être particulièrement riche et téméraire pour s’aventurer sur le marché de la concurrence, d’autant plus qu’il s’agisse d’une activité nouvelle, où les nouveaux venus ont quelques chances de percer. Cependant même si le marché du travail se renouvelle assez vite il est composé très majoritairement d’activité relativement anciennes ou des firmes occupent déjà le terrain.

• La différenciation du produit : Il existe un nombre important de modalités par le biais desquelles les entreprises
sont susceptibles de différencier leur produit par rapport à ceux des autres.
Une entreprise vend un ou plusieurs produits identiques à ceux offerts par les firmes rivales, elle peut choisir de localiser les points de vente de ces produits à des emplacements qui la protége d’une concurrence trop sévère.
Les consommateurs localisés prés de ce point de vente préféreront, à prix égal, d’acheter le produit chez elle plutôt que chez les concurrents pour la bonne raison que les coûts de transports sont pris en compte dans le choix du consommateur.
Ainsi un choix approprié de la localisation des points de vente fidélise les clients, et donne à l’entreprise une sorte de monopole local. Pour capter cette clientèle, il faudrait que le concurrent consente à une baisse de prix suffisante pour justifier le déplacement.
Une firme peut également différencier son produit en offrant une qualité de services plus ou moins soignées (personnel, service après vente, organisation du magasin…) Certains consommateurs en dépit de la différence de prix préféreront effectuer leurs achats dans la grande surface plus attrayante.
Enfin, il réside une différenciation du produit entièrement ou partiellement subjective, c'est-à-dire qu’elle résulte de la perception du client vis-à-vis de ce produit.

• La transparence du marché : Le problème de l’information des agents économiques concerne le prix
auxquels s’échangent les biens et les services. Comment se forment les prix ?
Cependant il est banal d’observer qu’un même produit est souvent proposé à la vente à des prix différents, il est tout aussi banal de remarquer que des entreprises trichent sur la qualité des produits qu’elles vendent par rapport au standard des marchés (produit plus ou moins frais, fiable…) Ces constats ne peuvent s’expliquer que par la présence de consommateurs qui n’ont pas d’information parfaite sur les prix ou les caractéristiques sur le produit. Les raisons sont multiples. En ce qui concerne les prix, il fluctue souvent (lié à la variabilité de la demande, aux chocs conjoncturels, ou à des comportements stratégiques des firmes)
Par ailleurs l’information parfaite du consommateur nécessiterait qu’il examine exhaustivement de tous les prix pratiqués par les vendeurs. La dispersion géographique des points de vente rend cette manœuvre difficile et coûteuse ; le consommateur préféras donc d’une information limitée auprès des points de vente les plus proches.
C’est pour cela que les firmes, conscientes de l’existence de ces coûts peuvent manipuler leur prix à la baisse de façon à inciter les clients à ne pas entreprendre les recherches qui leur permettraient de constater l’existence de prix encore moins cher.
Mieux que cela elles peuvent même proposer à leurs clients le remboursement du différentiel de prix si ces derniers trouvent un prix plus faibles. Convaincus alors de l’honnêteté de la firme les consommateurs pensent qu’il est inutile de chercher ailleurs.
La manipulation de l’information par le biais du prix peut être une stratégie délibérée des firmes.
La conséquence de l’information imparfaite est de donner un pouvoir de marché aux entreprises. (Puisqu’il est coûteux d’obtenir l’information les consommateurs préfèrent se contenter de l’information qu’ils détiennent plutôt que de chercher à découvrir un prix plus faibles.)


La conséquence globale de ces imperfections de marché est de rendre le marché sous optimal
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MessageSujet: Re: Exposé d'économie: la concurrence parfaite ou imparfaite   Mer 6 Déc - 20:20

III/ La recherche d’un marché optimal :
Comme cette sous optimalité est gênante 2 parades ont été trouvées :
A/ L’intervention publique
B/La concurrence potentielle :
Dans les années 70 on voit apparaître un renouveau dans la pensée néo classique, qui se traduit par une nouvelle approche en matière de concurrence. C’est à l’université de Chicago (haut lieu de la pensée libérale) que voit apparaître ce renouveau sous l’impulsion de Harold DEMSETZ. Si dans un domaine donné, une seule firme en situation de monopole subsiste, c’est qu’elle c’est montrée plus efficace que les autres : la sanctionner parce qu’elle demeure seule reviendrait à sanctionner les plus efficaces. Selon Demzets, les profits plus élevés que réalisent cette Entreprise ne proviennent pas d’un abus qu’elles commettraient sur le dos des acheteurs mais justement de cette efficacité plus grande qui leur à permit de triompher des autres entreprises.
Pour l’Ecole de Chicago le seul risque d’abus réside dans les barrières à l’entrée. En effet si il n’existe pas de barrière à l’entrée cela veut dire que les profits ne résultent pas de l’efficacité de l’Entreprise, mais de son pouvoir sur le marché. A l’inverse, si il existe des barrières à l’entrée, empêchant les candidats de se présenter sur le marché, la firme en place va pouvoir vendre ses produits ou ses prestations à un prix plus élevé justifié par sa seule efficacité. Si la firme en situation de monopole veut le durer, elle n’a donc pas intérêt à pratiquer de sur profit : la concurrence potentielle l’en dissuade.
Il est néanmoins nécessaire de montrer certaines limites et faiblesses de cette démonstration.
La concurrence potentielle permet de bénéficier des économies d’échelle (un seul producteur efficace peut se révéler plus efficace que plusieurs) sans que cette situation nuise à l’acheteur, puisque la crainte de voir des concurrents potentiels s’installer conduit le producteur en situation de monopole à ne pas abuser de la situation.
La démonstration de Chicago repose sur l’idée que face aux marchés, les firmes sont dépourvues de pouvoir et qu’elles ne peuvent manipuler ni l’information ni limiter les entrées potentielles. L’idée que les agents ont un comportement actif et inventif ne va pas jusqu'à penser qu’ils peuvent agir pour contrer le processus d’interaction alternatif, en d’autre terme cela signifie que les théoriciens de l’Ecole de Chicago refusent de prendre en compte que le fort puisse être surdoué et profiter du plus faible.

Conclusion :
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MessageSujet: Re: Exposé d'économie: la concurrence parfaite ou imparfaite   Ven 8 Déc - 22:42

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